19h59 - Les supporters bastiais déployent deux banderoles sur lesquelles on peut lire «Kébé, on n'est pas raciste» pour l'une et «La preuve, on t'encule» pour l'autre. Des termes un peu crus, qui en ce soir de mobilisation contre le racisme, ont choqué les délégués de la LFP. C'est vrai qu'on a souvent fait plus fin et on peut comprendre une telle réaction.
Le directeur de la Ligue, Jean-Pierre Hugues, s'empressant de monter l'affaire en épingle sur les ondes de RTL en s'exprimant ainsi: «Il y avait une série de banderoles, à caractère raciste, homophobe et surtout d'une totale stupidité.» «Il était inacceptable que le match démarre avec ces banderoles déployées, donc les officiels ont demandé aux responsables du stade de (les) faire disparaître immédiatement, sinon le match n'aurait pas [/i]démarré.»
Charles Orlanducci a immédiatement rétorqué en employant des mots forts justes: «La banderole en elle-même n'était pas à caractère raciste. Je suis allé personnellement la retirer, pour vous dire tous les efforts que l'on fait pour éviter cela. (énervé) Bien sûr que l'on condamne ces gestes ! Mais qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse, contre ça ? On est en train de subir, donnez-nous des solutions concrètes, précises !"
Par la suite, la machine médiatique s'est mise en route aveuglement diffusant des articles aux titres racoleurs et insistant sur le caractère raciste des banderoles. Puis la Ligue par Moustachor 1er, publiait dans la foulée un communiqué dont voici la teneur:
Avant le coup d'envoi du match entre Bastia et Libourne-Saint-Seurin, une banderole raciste et injurieuse a été déployée dans les tribunes du stade Furiani de Bastia.
Conformément aux consignes, le délégué de la Ligue et l'arbitre du match, M. Poulat, ont refusé de donner le coup d'envoi de la rencontre jusqu'au retrait de la banderole. Ce coup d'envoi a donc été retardé de trois minutes. Le président de la LFP, Frédéric Thiriez, s'est ensuite entretenu par téléphone avec le président de Bastia, Charles Orlanducci, pour lui rappeler le règlement et les sanctions encourues par le club. Le match s'est ensuite déroulé sans autre incident.
Bien évidemment un rapport sera établi par le délégué de la Ligue et sera transmis à la commission de discipline pour suites à donner.
Thiriez, lui aussi, sombre dans la spirale de la désinformation en soulignat le caractère raciste de la banderole. Injurieuse certainement, mais raciste en aucun cas et homophobe encore moins.Si prompt à réagir cette fois-ci, Thiriez avait pourtant attendu le lendemain des incidents concernant Ouaddou pour réagir au nom de la Ligue.
Le Sporting n'est pas et ne sera jamais logé à la même enseigne que les autres clubs. Cet incident arrive à un mauvais moment puisque le CNOSF devait rendre son avis cette semaine. Fatalement cet avis sera imprégné de l'acharnement médiatique dont le club va faire les frais tout le week-end.
Si le règlement de la LFP prévoit une sanction en cas de banderoles provocatrices et/ou injurieuses, on attend que la Commission de Discipline s'attarde un peu plus sur les différents stades de L1 comme ceux d'Aulas et de Cayzac. En attendant, elle vient de réussir un joli détournement médiatique: Metz, c'est déjà de l'histoire ancienne. Bravo! c'est Carlo Molinari qui doit être content.
conclusion : le mot "enculé" est raciste , donc logiquement dans tous les stades où un gardien qui effectue son dégagement avec un "ho hisse enculééé" le club qui reçoit doit être sanctionné , et puis le sc bastia va perdre des points pour avoir déployé cette banderole , combien de points pour le psg pour deploiement de croix gamés au parc des princes , et monaco à louis II pour la banderole "piquionne un esclave parmi les princes" ??